Au mitan de ce mois d'août qui fleure bon le repos, les retrouvailles en famille ou les repas entre amis, mais aussi, marqué par des pics de chaleur, la sécheresse et les incendies, qui font souffrir, voici la

Fête de l'Assomption de Marie

Cette fête nous montre un chemin et le sens de notre vie.

Marie élevée dans la gloire du ciel nous dit que le but de notre vie est en haut, en Dieu, non sur la terre. C’est là que nous serons tous rassemblés un jour, comme pour un banquet cosmique

De plus, la liturgie de ce jour offre à notre méditation la parole la plus développée de Marie dans l'Évangile, qui est le Magnificat. Ce n’est pas un récit, mais un poème. Ce n’est pas un discours, mais une prière, une louange. Par-delà l’Élévation de Marie, le Magnificat célèbre l'irruption du salut dans l'histoire avec des mots que peuvent reprendre tous les fils d'Abraham.

 À son exemple de Marie, le croyant est invité à conjuguer la grandeur, la bienveillance et la force de Dieu.

  • D'un Dieu étonnant qui se penche sur sa servante jusqu'à s'unir à l'humanité humiliée.
  •  D'un Seigneur qui congédie les riches et comble les affamés.
  • D'un Père qui choisit ce qui est faible pour confondre ce qui est fort,
    ce qui n'est rien pour réduire à rien ce qui est.

Vivre l'Église, c'est croire avec Marie qu'il y a aussi un soleil pour les plus petits, les bénis du Père.

De toutes les nations, faites des disciples……

Cette parole de Jésus, prononcée devant ses Apôtres, il y a 2000 ans, a porté beaucoup de fruits. L’Evangile a été porté aux quatre coins du monde et aujourd’hui encore, on peut voir de beaux fruits de sainteté chez les chrétien; certains mêmes paient de leur sang leur attachement au Christ.

Néanmoins, en ce temps de modernité et de sécularisation, nous assistons à l’effacement de la chrétienté dans nos pays occidentaux. On assiste à une sorte d’inversion des paradigmes et des normes. On voit se développer un amour de l’humanité, de la terre, une philanthropie directement héritée de l’Evangile mais coupés de leurs fondements. La morale devient religion au nom de la solidarité, de l’égalité, du bien être ; ceci du commencement de la vie à son achèvement. Mais ce sont les Etats et leurs élites qui dictent les règles de cette morale.

Les religions de la transcendance sont remplacées par le souci de l’homme et de la planète. Le salut social prend la place du salut spirituel…

Et pourtant l’Esprit Saint, l’Esprit de vérité et de vie, « l’agent secret de Dieu », continue de parler au cœur des hommes et femmes de ce temps. Carmélites nous en sommes témoins.

Notre mission chrétienne aujourd’hui ne serait-elle pas de proposer et de donner à voir, sans peur et sans honte, le fondement de notre existence, sa source et d’inviter à y boire.

Nous voici, Seigneur,
pour te regarder à l’œuvre

Encore une fois,
nous sommes venus, Seigneur,
pour chanter Pâques.
Avec obstination !

Pour défier avec toi
les forces des ténèbres
et pour croire encore
que la nuit ne peut empêcher Dieu
de faire lever la lumière !

Nous sommes venus pour cueillir
l’espérance auprès de toi.

Convertissez-vous !

Au rythme des années liturgiques, les entrées en carême se succèdent mais ne se ressemblent pas….. La pandémie  nous a mis devant la fragilité humaine et la mort.

Nous nous apprêtions à en sortir « vainqueurs », à refaire enfin des projets de vie, et, voici la guerre à notre porte.

La première épreuve n’aurait-elle pas été suffisante pour nous faire tourner le regard vers Dieu, l’origine et la fin de toute chose ?

Mais passés les premiers jours de sidération et de manifestation d’impuissance, l’heure est à nouveau celle d’une immense solidarité entre les personnes et les nations.  Le meilleur de l’humanité et le mystère d’un mal insondable se font face et s’affrontent dans un douloureux corps à corps dont le combat de Jacob avec L’Ange est le symbole.

Dans notre foi chrétienne, nous savons que Dieu aura le dernier mot, mais Jacob portera dans sa chair la trace de son combat.

ALORS, NOUS CONVERTIR A QUOI ?...

A la prière….à la réflexion  qui nous feront comprendre que la vocation et la finalité de notre existence humaine est de contempler le mystère d’un Dieu qui s’est fait homme pour que nous devenions aimants et libres devant Lui et devant nos semblables.

Plus concrètement, renoncer à nos « petits côtés » qui peuvent rendre difficile la vie ensemble …..

Bonne marche vers Pâques

Nous sommes bien sûr solidaires dans la prière avec les sœurs carmélites de Kiev qui ont voulu rester sur place

Oui, soyons en joie, malgré les aléas de la pandémie qui menace nos relations, nos déplacements et freinent nos désirs de fête.

Noël … ce mot presque magique qui résonne si fort en nos cœurs et que certains voudraient supprimer de nos espaces publics …

soleil invincible
Souvenons-nous que la fête du « sol invinctus » de nos ancêtres non-chrétiens, a été supplantée par celle de la naissance du Tout Puissant en notre monde, lui-même Soleil invincible de nos coeurs.

Noël c’est le Tout Puissant, le Très Haut qui prend visage d’homme dans un petit enfant, et se fait l’un de nous, pour nous manifester Amour et Tendresse : Jésus le Christ.  Il est la cause de notre joie profonde.

Les carmélites de Morlaix, vous souhaitent pour 2022
une année de paix et de bénédictions
pour vous et pour vos proches

Grâce de TOUSSAINT

Plus on désire le Ciel et plus la Terre devient respirable !

Cette vérité doit nous consoler d'une actualité trop souvent morose et anxiogène.

La fête de la Toussaint est gage d'une magnifique éclaircie aux antipodes des intempéries de notre Eglise et du monde.

La lumière céleste a la force de chasser l'épais brouillard qui règne trop souvent sur nous !

Ne croyons pas le paradis perdu, car il est devant nous. La porte du ciel est grande ouverte à la Toussaint. Ne nous protégeons pas des courants d'air qui viennent d'En haut.

Voir le Ciel, et méditer sur cette terre, en simple pèlerin ce magnifique texte de James Haggerty, écrivain catholique :

Pour être un saint, il ne suffit pas d'en appeler au Christ : « Seigneur ! Seigneur ! » ou de prier en son nom, ni de parler en son nom ; ni encore de combattre le péché en son nom ; ni même de faire de grandes choses en son nom (Mt 7, 22).

Il faut commencer par bien écouter les paroles de Celui qui a les paroles de la Vie éternelle (Lc 8, 18), et les mettre en pratique (Lc 6, 46 ; 11, 28).
Le Seigneur appelle chacun à être fidèle à sa vocation propre, quelle qu'elle soit [...]. Ensuite, cette vocation, Il nous conjure de la vivre en vrai disciple.  Et là, il n'y a qu'un seul critère : À ceci l'on reconnaîtra que vous êtes mes disciples : si vous vous aimez les uns les autres (Jn 13, 35).

Être un saint, ce serait donc, là où le Seigneur nous appelle, vivre le commandement unique de la Loi nouvelle et éternelle : Voici quel est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (Jn 15, 12). Donc, pour être un saint, rien de plus facile : il suffit d'aimer. Il suffit d'aimer, certes, mais comme Il nous a aimés [...], jusqu'à donner sa vie pour ceux qu'on aime (Jn 15, 13). La sainteté ? Aimer comme Il nous a aimés, en priorité et d'une manière élective ceux à qui nous sommes consacrés dans le cadre de notre vocation propre. Aimer ensuite, comme Il nous a aimés, nos proches... et de proches en proches les prisonniers, les malades, les nécessiteux, les étrangers (Mt 25, 34-39) et même nos ennemis (Mt 5, 44).

 (Source : Site de la cathédrale de Vannes)

Fête de Notre Dame du Mont Carmel

L’Evangile de cette fête est celui de Jean 19, 25-27 : Marie debout au pied de la croix avec Jean l’Evangéliste. A Marie est confié le jeune apôtre, symbole de l’Eglise –« Femme, voici ton fils »- ; tandis qu'il reçoit Marie pour Mère –« Voici ta mère ».

L’Ordre du Carmel vénère ce texte puisque, comme l'apôtre Jean, il se sent lui aussi « Fils de Marie ».

C'est en vénérant Marie sous le vocable de Notre Dame du Mont Carmel, que les carmes et les carmélites se rappellent la vision du prophète Elie se tenant en prière d'espérance sur le mont Carmel. Le petit nuage annonciateur de pluie et de bénédictions qu'il vit monter à l’horizon fut pour lui le signe prémonotoire que la sécheresse terrible qui sévissait dans le pays allait bientôt prendre fin.

Plus tard, les Pères de l’Eglise ont interprété ce petit nuage blanc, comme étant la figure de Marie, mère de Dieu, par qui le salut nous est venu.

L'attitude de Marie « debout au pied de la croix » peut inspirer notre méditation en ces temps d’épreuves de toutes sortes. Nous vous proposons celle de frère Jean Loup, moine de Landévennec.

« Devant Marie debout au pied de la croix, je contemple la figure de l’aplomb. Cette faculté de rester debout sans perdre l’équilibre dans la tempête, cette capacité d’être présente en toutes circonstances, de la crèche à la croix, de Cana au Cénacle, de la maison de Nazareth à la maison du Père. Cet aplomb fait de fidélité douce, de foi persévérante, de détermination  obstinée devant Dieu. Marie debout est l’incarnation de la parresia évangélique, cette assurance, cette confiance, cette hardiesse qui caractérise l’attitude du Christ pendant sa vie publique chaque fois qu’il s’expose et parle ouvertement dans l’évangile de Jean.
Pour celui qui ne connaît le Carmel que de l’extérieur, il y a là comme une caractéristique de votre genre de vie.
A l’Horeb, selon un passage du Deutéronome, les Israélites ne voulaient surtout pas remonter sur la montagne où Dieu se tenait dans le feu pour leur parler : « Pourquoi devrions-nous mourir ? Ce grand feu pourrait nous dévorer… Toi, Moïse, approche pour entendre tout ce que dira le Seigneur notre Dieu ! » (cf. Dt 5, 27-28)

Au carmel, bien au contraire, on ne craint pas les brûlures, on aspire à gravir la montagne, pour y vivre, y demeurer même puisque Dieu s’y révèle. Et le risque de mourir ?
Au Carmel, ce n’est pas un risque, c’est une certitude. On accepte de mourir mille morts sur cette montagne, d’être dépouillé de soi quotidiennement pour faire place à Dieu. On l’accepte pour vivre, pour vivre en Dieu. Comme Jacob au gué du Yabboq, comme l’épouse du Cantique, on se livre au combat spirituel. On lutte de nuit avec Dieu et parfois contre Dieu pour qu’il nous livre passage. On ne cesse d’appeler et de chercher son bien-aimé. Et l’amour nous blesse, et l’amour nous tient, et l’amour nous bénit. Et l’on se tient là comme Marie, attachée à la promesse de Dieu, sans rien céder de son « oui » ni de sa joie originelle, dans l’attente du salut. » 

Fr. Jean Loup – moine de Landévennec  - 16 juillet 2017

Le Saint Jour de Pâques

Il y a un an…nous étions tous confinés, privés des célébrations majeures de notre foi chrétienne.  Un an après, c’est à nouveau le confinement mais en plus léger. Les cultes ne sont pas prohibés, au nom de la liberté de conscience. Cependant, d’une Pâque à l’autre, que de souffrances vécues dans les familles, les hôpitaux et la société avec près de 100 000 morts.

On pensait avoir raison du Covid en quelques mois grâce à l’intelligence et au savoir-faire de nos chercheurs et de nos laboratoires…. Tout au long de cette année, nos esprits et nos cœurs ont oscillé entre espoir et découragement, confiance et déception à l’écoute des nouvelles quotidiennes, jusqu’à l’exaspération …

Voici que retentit en ce jour, par la bouche des Apôtres, cette nouvelle incroyable :  : « Celui que vous avez crucifié, Il est ressuscité ! Nous l’avons vu ! »

Et c’est la seule nouvelle qui dure d’un siècle à l’autre, la seule vérité sur laquelle notre vie peut se fonder.

Nous ne pourrons jamais démontrer à nos amis que le tombeau était vide au matin de Pâques, que Jésus est ressuscité « corps et âme ».

Alors pourquoi fonder notre vie sur l’indémontrable ?

Parce que c’est une expérience d’amour et non de raison. « le cœur a ses raison que la raison ne connaît pas », disait Pascal. Ou encore : « C’est le coeur qui sent Dieu et non la raison.»

Voilà ce qu’est la foi ; Dieu sensible au cœur et non à la raison. 

Christ est ressucité, Alleluia !

Quand reviennent chez Dieu les enfants de la terre….

Voyez comme au long des temps
Quand reviennent chez Dieu,
Les enfants de la terre ,
Dieu s’approche et leur ouvre sa demeure !

Si dure que fut leur vie,
Ils exultent de joie.
Dans leurs yeux plus de larmes,
Allégresse et louange dans leurs cœurs.

Le Jour qui brille sur eux
N’est jamais révolu …
De visage en visage
Resplendit la lumière du Seigneur. 

 (Sr Marie Pierre – CFC)

« Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes »

Nombreuses sont les chapelles dédiées à La Vierge Marie et nombreux sont les fidèles qui s’y rendent pour honorer Marie en ce 15 août. Cette fête est aussi l’occasion de se retrouver en famille, entre amis, en quartier, de faire la fête. Des liens se resserrent, des nouvelles se partagent. Des moments de retrouvailles qui donnent à cette fête chrétienne une couleur d’humanité et de proximité, à l’image de Marie, notre mère et notre sœur.

Mais en fait, quelle est la réalité théologique qui se cache derrière la fête de l’Assomption ? La plupart des gens l’ignore, probablement parce qu’elle est formalisée d’une manière trop dogmatique par les spécialistes. Alors pour le dire le plus simplement possible, on peut affirmer que l’Assomption est le fruit de la Résurrection.

Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

Horaires des Offices :

en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

Diocèse de Quimper et de Léon

Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
CS 42009
29018 Quimper cedex
Tél. 02 98 55 34 47 - Fax : 02 98 55 31 77

 site internet : http://www.diocese.quimper.fr

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