La béatification récente de ce prêtre, carme, a placé sous les feux de l'actualité, cette figure lumineuse, qui était trop peu connue du grand public. Pourtant elle mérite d'être connue, tant par l'immense sainteté d'une vie exceptionnelle que par les nombreuses actions entreprises au cours de sa vie dont la fondation de l'Institut Notre Dame de Vie à Vénasque.

Voici donc une brève biographie du Père Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus

ste elisabeth triniteElisabeth Catez est plus connue sous le nom d’Elisabeth de la Trinité. Comment cette petite carmélite qui n’a vécu que 5 années au carmel de Dijon a-t-elle pu devenir sainte ? C’est là tout le mystère de la grâce ! Elisabeth, comme Thérèse Martin, est une grande âme toute tournée vers le Christ, et c’est par lui qu’elle s’est laissée transformer. Sa magnifique prière « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore », témoigne du feu d’amour auquel elle s’est donnée et livrée.

Le rayonnement de sainteté qui se dégage d’elle est si immense qu’elle est connue jusqu’en Amérique Latine, en Inde, aux Philippines. Béatifiée en 1984 par le pape Jean-Paul II, elle a été canonisée le 16 octobre dernier par le pape François à Rome.

affiche canonisation elisabeth triniteGrande joie pour l'Eglise et la famille du Carmel !

Ce 16 octobre, au lendemain de la fête de Sainte Thérèse d'Avila, sera canonisée Elisabeth Catez, de son nom de religieuse Elisabeth de la Trinité.
La messe de canonisation aura lieu à Rome à 10h15, en la basilique Saint-Pierre. Il sera possible de suivre la cérémonie qui sera retransmise en direct sur KTO.

Mais qui est cette jeune carmélite décédée en 1906 ?

Nicolas Herman 1614 - 1691

Nicolas Herman naquit en 1614, à Hériménil en Lorraine, dans une famille profondément chrétienne.

A 18 ans, Dieu lui avait fait une grâce singulière. Un jour d’hiver, voyant un arbre dépouillé de ses feuilles et songeant que celles-ci allaient réapparaître, ainsi que des fleurs et des fruits , il comprit que ce n’était pas le fait de l’arbre seul ; la création lui révélait le Créateur et à partir de ce jour, Dieu fut pour lui une Réalité vivante.

« Il reçut une haute vue de la providence et de la puissance de Dieu, qui ne s’est jamais effacée de son âme. »

Une guerre vile et destructrice

Cette même année, la Lorraine était occupée par la France, et le duc Charles IV, expulsé de son pays, fit enrôler des troupes pour reconquérir ses Etats. Nicolas s’engagea dans l’armée du duc de Lorraine. Dans cette guerre de Trente Ans, tristement célèbre pour ses cruautés inhumaines, les armées ne reculaient pas devant les pillages et tous les genres de violence. Plus tard, il regrettera son passé, déplorant ses péchés devant Dieu. Si nous ignorons en quoi ils ont consisté au juste, ce qui est sûr c’est que la précédente grâce s’était estompée de sa vie présente. Deux fois il se trouva face à la mort ; finalement une blessure l’obligea à quitter le métier des armes à 21 ans.

Sa conversion

laurent-de-la-resurrectionLe temps de la guérison pour son corps le fut aussi pour son âme ; et l’expérience vécu à 18 ans revint à la surface. Il résolut alors de se donner à Dieu et de changer sa conduite passée. Il s’adonna quelques temps à la vie d’ermite en compagnie d’un gentilhomme. Mais, déconcerté de se voir passer de la joie à la tristesse, de la paix au trouble, de la ferveur à l’absence de dévotion, il ne persista pas. Il vint alors sur Paris où il s’engagea comme laquais chez Mr de Fieubet, où il dit avoir été ‘un gros lourdaud qui cassait tout’.

Sa vocation

C’est là que le Couvent des Carmes de la rue Vaugirard (l’actuel Institut Catholique) commença à l’attirer ; de plus, l’un de ses oncles était aussi carme . Nicolas se décida à 26 ans à demander son entrée à son tour en qualité de frère convers (non prêtre) , et il prit alors le nom de Frère Laurent de la Résurrection. Laurent est le patron de sa paroisse natale ; la Résurrection lui rappelait peut-être la renaissance de l’arbre dépouillé de ses 18 ans.

Sa "résurrection"

Il fut d’abord cuisinier pendant 15 ans, puis cordonnier de son couvent ; après dix années de cheminement difficile dans le sentiment douloureux de ses péchés, un acte d’abandon déterminant va le libérer, et il va petit à petit trouver son propre chemin spirituel : vivre travail comme temps de prières, peines comme joies dans la « présence de Dieu » ; transformer toutes ses occupations en « une manière de petits entretiens avec Dieu, sans étude, comme ils viennent… Il n’y faut point de finesse, il n’y a qu’à y aller bonnement et simplement ».

La seule ‘méthode’ de vie spirituelle de Frère Laurent fut en quelque sorte l’exercice de la présence de Dieu qui consiste à « se plaire et s’accoutumer en sa divine compagnie, s’entretenant amoureusement avec lui en tout temps ». Ainsi l’âme est conduite « insensiblement à ce simple regard, à cette vue amoureuse de Dieu partout qui est la plus sainte et la plus efficace manière d’oraison ». Et notre Frère d’ajouter : « dans la voie de Dieu, les pensées sont comptées pour peu, l’amour fait tout ». Son rayonnement attira de nombreuses personnes à lui demander conseils : c’est ainsi que lettres ou transcriptions de conseils donnés oralement nous sont parvenus.

Sa transfiguration

Au début de 1691, Frère Laurent tomba malade. Comme son mal augmentait à vue d’œil, on lui apporta le sacrement des malades. A un religieux qui lui demandait ce qu’il faisait et à quoi son esprit était occupé, il répondit : « je fais ce que je ferai dans toute l’éternité : je bénis Dieu, je loue Dieu, je l’adore et je l’aime de tout mon cœur ; c’est là tout notre métier, mes frères, d’adorer Dieu et de l’aimer, sans se soucier du reste ». Puis, avec la paix et la tranquillité de quelqu’un qui dort », Frère Laurent mourut le 12 février 1691, à 77 ans.

Peu de temps après, l’abbé Joseph de Beaufort, vicaire général du Cardinal de Noailles et ami du savetier carme pendant un quart de siècle, fit connaître son message par 2 ouvrages biographiques qui, en 1991, furent publiés dans une édition critique. Marquée au sceau de la simplicité et de la vérité, ce message n’a pas vieilli en trois siècles.

La pratique de la présence de Dieu, comme manière d’oraison préconisée par Frère Laurent, lui a valu un rayonnement interconfessionnel. Sa mystique du devoir d’état fait que tous les états de vie s’y retrouvent…Si son insistance sur les vertus théologales (foi, espérance, charité) rappellent l’enseignement de St Jean de la Croix, l’expression de Laurent, quant à elle, trahit une familiarité avec Thérèse de Jésus ,rappelant en particulier ‘l’oraison de recueillement’. Enfin, le quiétisme n’a eu aucune influence sur lui : son abandon confiant s’inscrit dans la collaboration de l’âme à l’œuvre divine et l’ascèse comme moyen de disposer le corps et l’esprit à la rencontre du Dieu vivant.

Quelques dates :

  • Thérèse Martin naît à Alençon le 2 janvier 1873.
  • Elle entre au carmel de Lisieux à 15 ans en 1888
  • Elle y fait profession en 1890
  • Elle décède prématurément de la tuberculose le 30 septembre 1897 à 24 ans.
  • Elle est canonisée 17 mai 1925 par le Pape Pie XI
  • Elle est proclamée Patronne des missions le 14 décembre 1927.

Fascinée par l'Amour !

“ Il m'a aimée et s'est livré pour moi ” (lettre de St Paul aux Galates. 2,20)
Et toi, m'aimes-tu ?

La jeune Thérèse Martin entendait au fond de son coeur cette question. Elle l'écoutait dans les rues de Lisieux, devant les merveilles de sa Normandie natale, dans ses voyages.

Le cri de Jésus sur la Croix, “ J'ai soif ” retentissait continuellement dans son coeur, et allumait en elle une ardeur inconnue et très vive.

“ Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes. ” (Histoire d'une âme,Manuscrit A 45-46)

Alors, elle décide de ne vivre que pour ça.
A 15 ans, elle réussit à se faire accepter au carmel de Lisieux. Décision insensée pour beaucoup, mais non pour elle qui est toute dévorée par la découverte de “son ” Jésus. Aucun nom ne résonne plus profondément en elle que ce nom de “ Jésus ”.
C'est d'ailleurs le mot qui revient le plus souvent sous la plume de Thérèse ; puis c'est le verbe “ aimer ”.
S'élançant à toute allure, Thérèse mettra pourtant plus de 7 ans avant de comprendre que, aimer en profondeur, comme elle le conçoit, n'est pas réalisable par ses propres forces. Jésus seul peut lui donner Jésus.

Docteur d'une géniale petite voie

therese carmeliteThérèse a de grands désirs : devenir sainte pour la joie de Dieu. Mais la route est longue et difficile.
Elle s'essouffle en chemin. Dès son entrée au carmel, la souffrance lui tend les bras. Avec un coeur douloureux, elle porte en elle la souffrance de son père, interné pendant 3 ans dans un hôpital psychiatrique. Mais la contemplation de Jésus gravissant son Calvaire l'aide à accueillir cette épreuve, tout en se sentant indigne et infidèle à son Amour.

Elle persévère coûte que coûte sur le chemin vers le sommet à atteindre, mais elle est bloquée par son impuissance.

Alors la lumière se fait : “ Jésus ne m'inspirerait pas les désirs que je ressens, s'il ne voulait pas les combler ”, dit-elle.
L'image de l'ascenseur vient à son esprit. “ L'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au ciel, ce sont vos bras, ô Jésus. ”
La voilà donc trouvée cette petite voie, bien droite, bien courte, toute nouvelle. Entrer dans l'ascenseur de Dieu, c'est jouer la confiance, rien que la confiance.

La Petite voie de Thérèse s'incarne dans la vie quotidienne. Au lieu d'attacher de l'importance aux choses extraordinaires, Thérèse opère un retour à la simplicité de l'Evangile, à la “voie commune ” dont Marie de Nazareth est le modèle.
Elle est réaliste : l'amour parfois, c'est un grand pas, mais la plupart du temps, c'est mille petits pas. Dans la vie de chaque jour les grandes décisions et les actions éclatantes sont rares. Par contre “ les petites choses ” abondent ; et Thérèse s'efforce de les faire par amour.

Alors sa Petite Voie, ne serait-elle pas plutôt une autoroute ? Celle de la confiance en Dieu Amour et Miséricorde

Pour en savoir plus :

Thérèse de Lisieux
le site de l''Association carmélitaine

Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

Horaires des Offices :

en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

Diocèse de Quimper et de Léon

Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
CS 42009
29018 Quimper cedex
Tél. 02 98 55 34 47 - Fax : 02 98 55 31 77

 site internet : http://www.diocese.quimper.fr

Nous contacter
Pour tous renseignement, veuillez nous contacter à l'aide du formulaire ci-dessous :
Back to top