2 février 2018 - Fête de la Vie Consacrée

Dans la Tradition byzantine, cette Fête est appelée « Fête de LA RENCONTRE ».

Tant de rencontres manquées dans nos vies ! Pourquoi ?

En grande partie parce que, tout en ayant les yeux ouverts et en sachant bien des choses sur le Christ, notre coeur reste dans l'ombre, dans la nuit, replié sur soi : il n'y a pas de lumière dans nos coeurs. Car la lumière est d'un autre ordre que ce que l'on sait, la lumière vient du coeur et de l'ouverture du coeur.

La fête du Christ-Roi est pleine de sens.

Elle clôture l’année liturgique comme le ferait un scellé au bas d’un manuscrit, le manuscrit de nos vies très humaines. Cela veut dire que l’on ne peut plus revenir en arrière. Ce qui a été vécu est engrangé dans l’a-venir où Dieu nous attend. Car il nous attend comme il le dit dans l’évangile : « je veux que là où je suis, vous y soyez vous aussi  ».

En célébrant le 120ème anniversaire de la mort de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, et le 20è anniversaire de son élévation au titre de Docteur de l'Eglise, toute la famille carmélitaine se tient en action de grâce pour faire mémoire de sa sainteté.

En ce 1er octobre, nous vous proposons la contempler dans la gloire éternelle où elle se tient pour nous et pour toute l'Eglise.

“ Il m'a aimée et s'est livré pour moi ” (lettre de St Paul aux Galates. 2,20)

therese avila icone

En 1970, le Pape Paul VI proclamait Thérèse d’Avila, Docteur de l’Eglise universelle en raison de son enseignement magistral sur l’oraison et la vie spirituelle.

En effet, dans ce domaine, elle s'était révélée être un guide sûr capable d’éclairer toutes celles qui, voulant intensifier leur relation à Dieu par la voie d’une vie intérieure authentique, lui firent confiance.

« Je ne dirai rien dont je n’aie l’expérience, soit pour l’avoir éprouvé en moi-même, soit pour l’avoir vu dans les autres. » (Prologue du Chemin de Perfection)

C'est à la demande de ses accompagnateurs spirituels et/ou de ses sœurs carmélites, qu'elle écrivit 4 œuvres majeures : Le livre de ma Vie (1565), le Chemin de Perfection (1567), les Fondations (1573) et le Livre des demeures encore appelé le Château intérieur (1577).

Dieu nous propose son amitié

Le premier pas pour « aventurer sa vie en Dieu  » est d'oser croire que c'est Lui le premier qui désire notre amitié, et qu'il veut faire de notre cœur « le paradis de sa joie » :

« Je suis vôtre et née pour Vous… vôtre car vous m’avez supportée, vôtre car vous m’avez rachetée, vôtre car vous m’avez attendue…
Que voulez-vous faire de moi ? »
(Poésie V).

Edito de la Pentecôte  : Le vent souffle où il veut ...

Aujourd’hui, lorsque l’on dit de quelqu’un que c'est du vent, ou qu’il brasse de l’air, on veut dire qu’il n'est pas grand-chose, ou qu’il ne fait rien !

arbre dans le ventPourtant, le récit de l’évènement de la Pentecôte, qui a bousculé les apôtres, au point de les faire sortir d’eux-mêmes, décrit l’Esprit Saint comme un violent coup de vent. Dans l’Ancien Testament, le prophète Elie qui s’était réfugié dans une grotte, a ressenti la « présence » de Dieu dans le souffle d’une brise légère.

Paradoxe des mots et du sens que nous leur donnons.

Paradoxe aussi de l’Esprit de Dieu qui ne se laisse pas enfermer dans les mots. Feu, vent, source, colombe, visible, invisible, l’Esprit-Saint est « multiforme » afin qu’on ne puisse le prendre, ni l’enfermer dans une définition.

A la Pentecôte, ce vent est un ouragan qui survient comme un feu, insaisissable. Il est le mystère de l'amour plus fort que la mort, plus fort que la peur.

A la Pentecôte ce vent est une force clairement visible par ses effets, mais réellement invisible. Dieu se fait souffle, brise, secousse ; à la fois rassurant et bousculant. L'Esprit de Pentecôte est un vent fort, telle une audace incroyable, qui pousse au loin les craintes, celles surtout qui empêchent d'aimer ou de s’engager.

L'Esprit n'aime pas les sécurités, ni les assurances tous risques. Il aime ébranler les cuirasses de certitudes, et les manteaux d'orgueil qui font renoncer au pardon nécessaire.

L'Esprit est audace. Il expose parfois au danger de n'être pas compris. C'est lui qui poussa Pierre à parler et tous ceux qui l’entendaient le croyaient ivre !

L'Esprit est le risque que Dieu prend de nous faire confiance. Il est l’audace de Dieu qui ose nous confier l'Evangile afin que nous en vivions et le disions à d'autres.

Par nous, à travers nous, partout où l'on étouffe l'Amour, le Souffle de Dieu tente de redonner vie. Il suffit pour cela d'écouter à l’intime de nous-mêmes une langue aux mots brûlants. Ce n'est pas une langue morte, elle nous vient des prophètes et du Christ.

Jésus qui m'a brûlé le coeur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leurs blessures
En moi se ferment.

Tourne mes sens à l'intérieur,
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

Hymne liturgique du temps pascal

Carmel de Morlaix

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