Nous voici, Seigneur,
pour te regarder à l’œuvre

Encore une fois,
nous sommes venus, Seigneur,
pour chanter Pâques.
Avec obstination !

Pour défier avec toi
les forces des ténèbres
et pour croire encore
que la nuit ne peut empêcher Dieu
de faire lever la lumière !

Nous sommes venus pour cueillir
l’espérance auprès de toi.

Pour trouver la joie qui se lève et se maintient
au milieu des doutes et des peurs.

Pour prendre auprès de toi la joie
qui surgit et qui tient bon,
face aux conflits et aux difficultés,

Pour recevoir de toi la vie
que rien ne peut écraser,
même pas le fardeau de la mort !

Nous voici donc, Seigneur,
Pour te regarder à l’oeuvre,
Toi, notre Dieu Seigneur,
dont l’unique travail,
dont l’unique occupation,
depuis le commencement,
consiste, sans relâche,
à relever la vie pour l’éternité !

Prière anonyme

Convertissez-vous !

Au rythme des années liturgiques, les entrées en carême se succèdent mais ne se ressemblent pas….. La pandémie  nous a mis devant la fragilité humaine et la mort.

Nous nous apprêtions à en sortir « vainqueurs », à refaire enfin des projets de vie, et, voici la guerre à notre porte.

La première épreuve n’aurait-elle pas été suffisante pour nous faire tourner le regard vers Dieu, l’origine et la fin de toute chose ?

Mais passés les premiers jours de sidération et de manifestation d’impuissance, l’heure est à nouveau celle d’une immense solidarité entre les personnes et les nations.  Le meilleur de l’humanité et le mystère d’un mal insondable se font face et s’affrontent dans un douloureux corps à corps dont le combat de Jacob avec L’Ange est le symbole.

Dans notre foi chrétienne, nous savons que Dieu aura le dernier mot, mais Jacob portera dans sa chair la trace de son combat.

ALORS, NOUS CONVERTIR A QUOI ?...

A la prière….à la réflexion  qui nous feront comprendre que la vocation et la finalité de notre existence humaine est de contempler le mystère d’un Dieu qui s’est fait homme pour que nous devenions aimants et libres devant Lui et devant nos semblables.

Plus concrètement, renoncer à nos « petits côtés » qui peuvent rendre difficile la vie ensemble …..

Bonne marche vers Pâques

Nous sommes bien sûr solidaires dans la prière avec les sœurs carmélites de Kiev qui ont voulu rester sur place

Oui, soyons en joie, malgré les aléas de la pandémie qui menace nos relations, nos déplacements et freinent nos désirs de fête.

Noël … ce mot presque magique qui résonne si fort en nos cœurs et que certains voudraient supprimer de nos espaces publics …

soleil invincible
Souvenons-nous que la fête du « sol invinctus » de nos ancêtres non-chrétiens, a été supplantée par celle de la naissance du Tout Puissant en notre monde, lui-même Soleil invincible de nos coeurs.

Noël c’est le Tout Puissant, le Très Haut qui prend visage d’homme dans un petit enfant, et se fait l’un de nous, pour nous manifester Amour et Tendresse : Jésus le Christ.  Il est la cause de notre joie profonde.

Les carmélites de Morlaix, vous souhaitent pour 2022
une année de paix et de bénédictions
pour vous et pour vos proches

Grâce de TOUSSAINT

Plus on désire le Ciel et plus la Terre devient respirable !

Cette vérité doit nous consoler d'une actualité trop souvent morose et anxiogène.

La fête de la Toussaint est gage d'une magnifique éclaircie aux antipodes des intempéries de notre Eglise et du monde.

La lumière céleste a la force de chasser l'épais brouillard qui règne trop souvent sur nous !

Ne croyons pas le paradis perdu, car il est devant nous. La porte du ciel est grande ouverte à la Toussaint. Ne nous protégeons pas des courants d'air qui viennent d'En haut.

Voir le Ciel, et méditer sur cette terre, en simple pèlerin ce magnifique texte de James Haggerty, écrivain catholique :

Pour être un saint, il ne suffit pas d'en appeler au Christ : « Seigneur ! Seigneur ! » ou de prier en son nom, ni de parler en son nom ; ni encore de combattre le péché en son nom ; ni même de faire de grandes choses en son nom (Mt 7, 22).

Il faut commencer par bien écouter les paroles de Celui qui a les paroles de la Vie éternelle (Lc 8, 18), et les mettre en pratique (Lc 6, 46 ; 11, 28).
Le Seigneur appelle chacun à être fidèle à sa vocation propre, quelle qu'elle soit [...]. Ensuite, cette vocation, Il nous conjure de la vivre en vrai disciple.  Et là, il n'y a qu'un seul critère : À ceci l'on reconnaîtra que vous êtes mes disciples : si vous vous aimez les uns les autres (Jn 13, 35).

Être un saint, ce serait donc, là où le Seigneur nous appelle, vivre le commandement unique de la Loi nouvelle et éternelle : Voici quel est mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (Jn 15, 12). Donc, pour être un saint, rien de plus facile : il suffit d'aimer. Il suffit d'aimer, certes, mais comme Il nous a aimés [...], jusqu'à donner sa vie pour ceux qu'on aime (Jn 15, 13). La sainteté ? Aimer comme Il nous a aimés, en priorité et d'une manière élective ceux à qui nous sommes consacrés dans le cadre de notre vocation propre. Aimer ensuite, comme Il nous a aimés, nos proches... et de proches en proches les prisonniers, les malades, les nécessiteux, les étrangers (Mt 25, 34-39) et même nos ennemis (Mt 5, 44).

 (Source : Site de la cathédrale de Vannes)

Fête de Notre Dame du Mont Carmel

L’Evangile de cette fête est celui de Jean 19, 25-27 : Marie debout au pied de la croix avec Jean l’Evangéliste. A Marie est confié le jeune apôtre, symbole de l’Eglise –« Femme, voici ton fils »- ; tandis qu'il reçoit Marie pour Mère –« Voici ta mère ».

L’Ordre du Carmel vénère ce texte puisque, comme l'apôtre Jean, il se sent lui aussi « Fils de Marie ».

C'est en vénérant Marie sous le vocable de Notre Dame du Mont Carmel, que les carmes et les carmélites se rappellent la vision du prophète Elie se tenant en prière d'espérance sur le mont Carmel. Le petit nuage annonciateur de pluie et de bénédictions qu'il vit monter à l’horizon fut pour lui le signe prémonotoire que la sécheresse terrible qui sévissait dans le pays allait bientôt prendre fin.

Plus tard, les Pères de l’Eglise ont interprété ce petit nuage blanc, comme étant la figure de Marie, mère de Dieu, par qui le salut nous est venu.

L'attitude de Marie « debout au pied de la croix » peut inspirer notre méditation en ces temps d’épreuves de toutes sortes. Nous vous proposons celle de frère Jean Loup, moine de Landévennec.

« Devant Marie debout au pied de la croix, je contemple la figure de l’aplomb. Cette faculté de rester debout sans perdre l’équilibre dans la tempête, cette capacité d’être présente en toutes circonstances, de la crèche à la croix, de Cana au Cénacle, de la maison de Nazareth à la maison du Père. Cet aplomb fait de fidélité douce, de foi persévérante, de détermination  obstinée devant Dieu. Marie debout est l’incarnation de la parresia évangélique, cette assurance, cette confiance, cette hardiesse qui caractérise l’attitude du Christ pendant sa vie publique chaque fois qu’il s’expose et parle ouvertement dans l’évangile de Jean.
Pour celui qui ne connaît le Carmel que de l’extérieur, il y a là comme une caractéristique de votre genre de vie.
A l’Horeb, selon un passage du Deutéronome, les Israélites ne voulaient surtout pas remonter sur la montagne où Dieu se tenait dans le feu pour leur parler : « Pourquoi devrions-nous mourir ? Ce grand feu pourrait nous dévorer… Toi, Moïse, approche pour entendre tout ce que dira le Seigneur notre Dieu ! » (cf. Dt 5, 27-28)

Au carmel, bien au contraire, on ne craint pas les brûlures, on aspire à gravir la montagne, pour y vivre, y demeurer même puisque Dieu s’y révèle. Et le risque de mourir ?
Au Carmel, ce n’est pas un risque, c’est une certitude. On accepte de mourir mille morts sur cette montagne, d’être dépouillé de soi quotidiennement pour faire place à Dieu. On l’accepte pour vivre, pour vivre en Dieu. Comme Jacob au gué du Yabboq, comme l’épouse du Cantique, on se livre au combat spirituel. On lutte de nuit avec Dieu et parfois contre Dieu pour qu’il nous livre passage. On ne cesse d’appeler et de chercher son bien-aimé. Et l’amour nous blesse, et l’amour nous tient, et l’amour nous bénit. Et l’on se tient là comme Marie, attachée à la promesse de Dieu, sans rien céder de son « oui » ni de sa joie originelle, dans l’attente du salut. » 

Fr. Jean Loup – moine de Landévennec  - 16 juillet 2017

Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

Horaires des Offices :

en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

Diocèse de Quimper et de Léon

Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
CS 42009
29018 Quimper cedex
Tél. 02 98 55 34 47 - Fax : 02 98 55 31 77

 site internet : http://www.diocese.quimper.fr

Nous contacter
Pour tous renseignement, veuillez nous contacter à l'aide du formulaire ci-dessous :
Back to top