Un jour, Thérèse passait par le cloître de son carmel, toute remplie du seul objet de son amour, et elle voit tout à coup un jeune enfant qui vient à elle en lui disant :

  • « Comment t’appelles-tu ?
  • – Je m’appelle Thérèse de Jésus, répond la sainte toute surprise ;
  • Et moi, reprit le bel enfant avec un divin sourire, je suis le Jésus de Thérèse !… »

Cette anecdote rapportée par les biographes de Thérèse d'Avila, nous incite à esquisser le portrait ou mieux la perception que Thérèse avait du Seigneur Jésus, l’ami de son âme.

Un jour, Thérèse passait par le cloître de son carmel, toute remplie du seul objet de son amour, et elle voit tout à coup un jeune enfant qui vient à elle en lui disant :

  • « Comment t’appelles-tu ?
  • – Je m’appelle Thérèse de Jésus, répond la sainte toute surprise ;
  • Et moi, reprit le bel enfant avec un divin sourire, je suis le Jésus de Thérèse !… »

Cette anecdote rapportée par les biographes de Thérèse d'Avila, nous incite à esquisser le portrait ou mieux la perception que Thérèse avait du Seigneur Jésus, l’ami de son âme.

Fascinée par la personne du Christ

« Thérèse de Jésus », ce nom de religion choisi par Térèsa de Ahumada au moment de passer du couvent de l’Incarnation à celui de San José, fondé par elle, exprime toute une orientation de vie et le lien qui l’unit à la personne du Christ ; il correspond au « pour moi, vivre c’est le Christ » de l’Apôtre Saint Paul.

Très jeune la personne du Christ la fascine, particulièrement son humanité sainte ; Dieu homme et Dieu Très Haut ; transcendant et proche.
Dans la maison de son père, son regard a souvent contemplé un tableau représentant Jésus en conversation avec la Samaritaine. Elle s’identifie à cette femme, et, demande instamment au Seigneur Jésus de lui donner l’eau vive.
Chaque soir avant de s’endormir, elle pense à l’agonie de Jésus au jardin de Gethsémani. « J’aurais voulu, écrit-elle, essuyer ces sueurs si douloureuses… » (Vie 37,5)

Dans sa vie chrétienne, elle a tendance à s’identifier aux personnages féminins de l’Evangile, dans leur relation à la personne du Sauveur  ; c’est ainsi qu’elle se dit aussi « très fervente de Marie Madeleine. » (Vida 9,4)

Avec un cœur de femme

Elle lisait l’Evangile avec son cœur de femme, influencée par la tradition franciscaine, tradition caractérisée par une dévotion simple et tendre à la personne du Christ, de la crèche à la Croix, à la manière de François d’Assise.
La lecture du petit livre de « l’Imitation de Jésus Christ», fruit du courant spirituel appelé de la devotio moderna, allait dans le même sens en suscitant chez elle des sentiments de compassion et d’amour.
Pareillement, les Jésuites, récemment implantés à Avila, l’aidaient à prier les évènements de la vie du Christ, de Noël à la Résurrection, et c'est dans toutes les fibres sa féminité qu'elle revivait ces mystères.

Tout a donc contribué à façonner sa piété et sa vie spirituelle dans le sens d’une relation simple et concrète à la personne de Jésus, le Sauveur.

Première grâces christiques

christ flagellePorter le beau nom de « Thérèse de Jésus » n'a pas suffit cependant à faire d’elle quelqu’un qui appartienne totalement au Christ. Il aura fallu que ce soit le Christ lui-même qui lui dévoile sa présence :

« Un jour où l’on célébrait la fête du glorieux Saint Pierre, étant en oraison, je vis, ou, pour mieux dire, je sentis, car je ne vis rien ni avec les yeux du corps ni avec ceux de l’âme, mais j’eus le sentiment que le Christ était à mon côté (…), Il me semblait que Jésus Christ se tenait constamment à côté de moi (…) Je ne voyais pas sous quelle forme, mais je le sentais toujours clairement à ma droite, il était témoin de tout ce que je faisais. » (Vida 27,2)

Cette expérience de la présence du Christ est de l’ordre d’une perception, comme on sent la présence de quelqu’un dans une pièce obscure ; elle marque la naissance de sa vocation de prophète et de docteur.

Dans les jours qui suivent, ce Jésus va se manifester progressivement. Il montre d’abord ses mains, « si admirablement belles que je ne saurai les décrire, puis sa silhouette entière puis son visage ; comme s’il voulait apprivoiser Thérèse et l’habituer à soutenir l’éclat d’une majesté insoutenable. Le Seigneur lui apparaissait dès lors presque toujours ressuscité, même quand il se manifestait à elle sur la croix. (Vida 28,2 ; 29,4)

Depuis ce jour de l’année 1560, et durant une douzaine d’années, le Seigneur Jésus se fait le compagnon de sa vie quotidienne, comme pour les disciples d’Emmaüs.
Il l’encourage et l’apaise dans les moments difficiles, la réprimande au besoin et l’instruit de ses paroles. Le Christ est donc pour elle non seulement un compagnon de route mais un Maître de Vie, un accompagnateur spirituel ; ces faveurs la transportent de joie et la rendent véritablement « amoureuse », jusqu’à désirer mourir pour être avec lui pour toujours !

Mais la vie éternelle n’est pas pour tout de suite. Elle fait sienne la disponibilité de St Martin de Tours, l’un de ses « saints amis » :
Seigneur, si je suis encore utile à ton peuple, je ne refuse pas de travailler ».

De fait sept carmels sont fondés dans cette période. Elle apprend à devenir docile à la grâce et à l’événement.

Le Christ, hôte intérieur – au plus profond de l’âme

A partie de1572, s’ouvre pour Thérèse une nouvelle période : le Christ ne se manifeste plus à elle comme une présence à son côté droit mais au plus profond d’elle-même.

Ce lieu intérieur très profond, inaccessible directement dans l’expérience psychologique, est la racine de l’être et la demeure de la Trinité.
C’est là que le Seigneur Jésus lui donne rendez-vous. C’est le lieu des épousailles spirituelles. « Regarde ce clou, lui dit-il un jour, c’est le signe que tu seras mon épouse à partir d’aujourd’hui…Mon honneur c’est le tien, et le tien est le mien. » (Faveurs divines 18 novembre 1572)

Thérèse devenue épouse comprend qu’elle est désormais la partenaire de Jésus, sa collaboratrice dans l’avènement du Règne de son Père. « Ton honneur, c’est le mien et mon honneur c’est le tien ! »

Vivre à deux !

Les dix dernières années de sa vie sont marquées par ce « vivre avec le Christ » d’une manière intime.

Il s’agit pour elle de bien de vivre à deux comme dans le mariage ; elle a 57 ans.
Sa personnalité connaît un épanouissement extraordinaire dans une grande liberté intérieure. Sa vive sensibilité féminine s’est apaisée, équilibrée. Thérèse et Jésus ne font qu’un.
Les difficultés et critiques ne lui manquent pas mais désormais son seul objectif est de travailler au Règne et à la gloire de Dieu, en fille de l’Eglise.


Carmel de Morlaix

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