Une autobiographie ?

Sainte Thérèse de Jésus a rédigé son premier livre en 1562, peu après la fondation de son premier carmel Réformé de San José, situé à l’Est des murailles de la ville d’Avila.

On l’appelle couramment « La Vie de Sainte Thérèse d’Avila ».
Mais à vrai dire, il ne s’agit pas d’une autobiographie écrite à la manière d'aujourd'hui, par ceux qui souhaitent se mettre en valeur, attirer l’attention ou même se justifier.

Une autobiographie ?

Sainte Thérèse de Jésus a rédigé son premier livre en 1562, peu après la fondation de son premier carmel Réformé de San José, situé à l’Est des murailles de la ville d’Avila.

On l’appelle couramment « La Vie de Sainte Thérèse d’Avila ».
Mais à vrai dire, il ne s’agit pas d’une autobiographie écrite à la manière d'aujourd'hui, par ceux qui souhaitent se mettre en valeur, attirer l’attention ou même se justifier.

Thérèse d'Avila écrit sur les conseils d’un Père Dominicain pour expliquer sa manière de cheminer dans la vie spirituelle, et révéler les grâces qu’elle reçoit de Dieu ainsi que les fruits que ces grâces produisent en elle ; elle s’assure ainsi, auprès de théologiens reconnus, d’être dans la vérité.

Etre dans la vérité et l’obéissance à l’Eglise, c’est chose capitale pour elle en ces temps troublés où l’Inquisition fait la chasse au Mysticisme douteux, aux visions et révélations incompatibles avec la vérité de l’Evangile.

Livre des Miséricordes de Dieu

Lorsque Thérèse commence la rédaction du Livre des Miséricordes, elle a 47 ans et une expérience de 30 années de vie religieuse ; c’est donc une relecture de sa vie qu’elle entreprend alors qu'elle se trouve au carmel San José, plongée dans sa toute nouvelle solitude et dans le climat de grande ferveur spirituelle qui caractérise tout commencement.

Les méandres de sa vie et ce qu’elle appelle « ses grands péchés et sa triste vie » lui apparaissent dans une nouvelle lumière au point de se sentir misérable en regard de l’immense amour de Dieu ; ce Dieu qui l’a gratifiée de grâces inouies et qui s’est manifesté à elle.

Aussi écrit-elle pour rendre gloire à Dieu et chanter la Miséricorde divine qui s’est révélée dans ses faiblesses.
Tantôt son récit est dialogue avec Dieu, avec Jésus, avec son confesseur, tantôt il est prière d’intercession ou de louange.
C’est un récit d’expériences à la manière des « Confessions » de Saint Augustin qu’elle a lues. Elle avoue avoir « une dévotion très spéciale pour ce grand saint » d’abord parce qu’avant d’entrer au carmel, elle était en pension chez les religieuses Augustines d’Avila et ensuite « parce que Augustin a été pécheur. »

De la théologie narrative

Aujourd’hui, les théologiens parlent volontiers de théologie narrative à propos des Evangiles par opposition à la théologie spéculative qui expose les points de la foi d’une manière intellectuellement bien construite pour prouver une vérité. De même que les Evangiles sont des récits sur le comportement, les actes et paroles de Jésus, de même le Livre des Miséricordes rédigé par Thérèse est une narration des expériences vécues et un témoignage de ce que Dieu a réalisé en elle.

Ce livre "évangélise" en ce sens où l'auteur parle de Dieu autant que d’elle même au fur et à mesure que se déroule sa vie ; son désir le plus profond en effet est de bénir Dieu – dire du bien de Dieu- et d’annoncer la grâce qu’il offre à celui qui se laisse toucher.

C’est un livre qui « convertit ». Il fut à l’origine de la conversion d’Edith Stein, de Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix qui, au terme de sa lecture, a pu dire : « Ici se trouve la Vérité ».

Aujourd'hui, celui qui est en recherche de Dieu ne peut rester indifférent à la lecture de ce livre des Miséricordes.

Plan du livre pour aider à la lecture 

  • Chapitres de 1 à 11 : Les premiers chapitres relatent l'enfance de Thérèse, sa maladie, les relations avec ses parents, ses imperfections. Elle évoque les premiers appels à une vocation religieuse mais continue néamoins à s’entretenir de choses banales.
  • Chapitre 9 : Thérèse relate sa conversion. C'est devant une statue représentant le Christ attaché à un poteau pendant la flagellation qu'elle comprend le mystère de l'amour de Dieu.
  • Chapitres de 11 à 22 : Ces chapitres parlent de la prière, et deviennent même un petit traité sur l’oraison. Thérèse passe d’un plan narratif à un plan plus doctrinal.
  • Chapitres 22 et 23 : Dans cette partie de son livre, Thérèse aborde l’histoire de sa relation la plus profonde avec Dieu ; Elle parle de son expérience de la présence de Dieu en elle et de son action dans sa vie.
  • Chapitres de 34 à 39  : C'est le récit de la fondation du Carmel de San José
  • Chapitre 40 : Ce dernier chapitre montre l’horizon de sa vie : le ciel, l’éternité.

Témoignage d'une carmélite

JE NE L’ETUDIE PAS, JE L'AIME !

Quand le Seigneur m'a saisie, Thérèse était pour moi une inconnue. Je fus enthousiasmée par sa vie et décidai d'aller faire sa connaissance sur les lieux.
Je partis passer quelques mois à Madrid et débarquai, par un matin de novembre froid et pluvieux, en gare d'Avila, pour une journée.
Joyeuse, un peu émue, je me hâtais, le cœur battant, vers les remparts.

Première rencontre  vivante  avec  la Santa , comme on l'appelle à Avila.
Ce fut un coup de foudre et le début d'une grande amitié. Je voulais tout voir et tout savoir de celle qui, ce jour-là, devint pour moi: la Madre.
A travers les rues, les vieilles pierres, San José, l'Incarnation, les remparts et jusqu’aux ruelles les plus obscures, tout parlait d'elle.
Je la découvrais dans la nature qu'elle avait aimée, un peu âpre, rude, mais si belle et si attachante qu’on ne peut tout à fait I'oublier ! Le soir je rentrais à Madrid, fourbue mais si heureuse ! J'avais désormais une amie espagnole, et quelle amie !

Vingt ans ont passé. J'ai gardé ma main dans la sienne et elle devient tous les jours, pour moi, un peu plus profondément : la Madre.
J'aime à m'asseoir près d'elle et à écouter ses conseils. Quand je lis certains passages de ses écrits, il m'arrive de lui lancer un coup d’œil malicieux. Car elle sait bien que je ne suis pas toujours une fille docile...

La Madre, je ne l'étudie pas : je l'aime !

Elle court en avant, et je suis loin derrière, essoufflée. J'essaie de mettre mes petits pas dans ses grandes enjambées pour qu'elle me conduise jusqu'au bout du voyage, la source d'eau vive.

Une Carmélite


Carmel de Morlaix

 9 Rue Sainte-Marthe
Tél : 02 98 88 05 82

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en semaine  : Laudes : 7h30 - messe : 8h30 - Vêpres : 17h00 - Oraison : 17h30
le dimanche : Laudes : 7h15 - messe à 8h30 - Vêpres : 18h00

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Évêché de Quimper  3 rue de Rosmadec
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